Salah Hamouri

Salah Hamouri est né le 25 avril 1985 à Jérusalem. Son père, Hassan Hamouri, est Palestinien alors que sa mère de nom de jeune fille, Denise Guidoux, est elle Française. Le jeune homme de 24 ans possède un passeport Français étant considéré Franco-Palestinien, et est emprisonné depuis maintenant quatre années.
Après avoir obtenu son baccalauréat, il décide de faire des études de sociologie à l'Université de Bethléem.

C'est pendant sa seconde année d'étude que les autorités militaires Israéliennes l'arrêtent le 13 Mars 2005, lors d'un contrôle d'identité à un checkpoint, alors qu'il se rendait avec des amis à Ramallah. Lorsqu'ils arrivent à la hauteur du checkpoint de Qalqiliya, les soldats le font descendre du véhicule sans aucune explication, et il le conduise aussitôt en prison.
Le Franco-Palestinien doit répondre à deux chefs d'inculpation.
Le premier est celui de l'appartenance à une organisation illégale en Israël, le Front Populaire de Libération de la Palestine plus communement appellé FPLP tandis que le second est celui de la participation à un complot visant à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, leader spirituel du parti religieux Shass, ancien Grand Rabbin d'Israël.
Après trois ans de détention préventive, par les conseils de son avocate Israélienne, Leah Tsemel, Salah Hamouri plaide coupable lors de son procès afin d'éviter quatorze années d'emprisonnement. Il est finalement condamné à sept ans de prison pour "complot et appartenance aux jeunesses du FPLP ",  par le Tribunal militaire Israélien de Judée à Ofer en Cisjordanie, le 17 avril 2008 (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés).

Depuis la condamnation du jeune homme, la diplomatie Française reste discrete à ce sujet et se cache derrière le plaider coupable du Franco-Palestinien.
Nicolas Sarkozy avait notamment refusé de recevoir la famille de Salah Hamouri, mais a réclamé un "geste de clémence" auprès de Netanyahou.
Son cas est également abordé lors d'un débat au Parlement européen de Strasbourg le 9 juillet 2008 par la députée socialiste belge Véronique De Keyser. Elle déclara qu' « il faut négocier, par exemple l'échange et la libération de prisonniers, comme celle de Gilad Schalit d'un côté et Salah Hamouri de l'autre."
En 2009, Salah Hamouri demande une libération anticipée pour "bonne conduite", demande refusée par un juge. Parmi les motifs de ce refus, figurent l'absence de regrets et d'excuses, auquel s'ajoute son passé judiciaire.

Un Comité national de soutien à Salah Hamouri a été créé en octobre 2008, co-présidé par Hind Khoury et Stéphane Hessel. Jean-Claude Lefort, ancien député, est le coordinateur national de ce comité. D'autres nombreuses personnalités font également partie de ce Comité comme Olivier Besancenot ou Marie-George Buffet.

Le jeune homme a également été fait citoyen d'honneur de la ville de Grigny, le 16 mai 2009, et les mairies de Bourg-en-Bresse et de Pau ont apporté leur soutien. Depuis la création du comité national, plusieurs comités locaux se sont également formés.

Vous trouverez le site du Comité National de soutien à Salah Hamouri : ici.

 

Ensemble, libérons Salah Hamouri.

 

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